TILT

Akustische und optische Rückkopplungen stehen im Zentrum dieser Arbeit. Die innere Architektur von teilweise bizarren selbstgebauten Instrumeneten (zb: Feedbacktelefon) und zweckfremd verwendeten Apparaturen (zb: Hörgeräte, Videomixer, Bildröhren) wird sichtbar und hörbar gemacht.
(Produktionsnotiz)





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TILT
Im Automatenzeitalter war „Tilt“ die Bezeichnung dafür, dass nichts mehr ging. Brachte man ein Gerät, etwa einen Flipper-Automaten, in eine unzulässige Schräglage oder rüttelte zu stark daran, schaltete es in einen Starre-Modus und man musste zurück an den Start. Im Computerzeitalter sind solche Schieflagen und Kippmomente Ausgangspunkt kreativer Prozesse geworden. Gegen sich selbst gerichtete Steuervorgänge, die gleichsam das Innenleben der Maschine nach außen stülpen.
Billy Roisz’ TILT bringt ein solches Schief- und Danebenliegen, aus dem fortwährend neue Intensitätsgrade hervorgehen, zur Anschauung. Zunächst sind es vier vertikale Grauelemente – pulsierende Röhren, Stäbe oder Drähte, die das schwarze Bild unterteilen. Gleich zu Beginn löst sich vom Strang ganz links eine Art Nachbild ab, ein feuerroter vibrierender Schatten, der in der Folge von Stab zu Stab wandert. Dieser Rückkoppelungsprozess hält so lange an, bis sich, nach einer Art explosionsartigen Übersteuerung, drei flirrende Rot-Kolonnen zwischen den grauen Röhren festzusetzen beginnen. Die stereophon brillant in Szene gesetzte Noise-Komposition interferiert ebenso störend, ja destabilisierend in dieses Tableau wie sie umgekehrt feedback-artig aus diesem hervorgeht. Schließlich verselbständigen sich die roten Elektronenschwaden noch weiter, dehnen sich aus und überdecken großteils die mikroskopisch zerstückelten Ausgangselemente. Am Ende scheinen Grau und Rot, vertikales und horizontales Geflackere ein neues Gleichgewicht gefunden zu haben. Wie eine an der Grenze der Belastbarkeit brizzelnde Starkstromleitung, die es jederzeit in Millionen Teilchen zerfetzen könnte. Nicht von ungefähr, und dies stellt Billy Roisz’ Arbeit eindrucksvoll unter Beweis, bedeutet „Tilt“ ja auch Höchstleistung. (Christian Höller)

Weitere Texte

TILT, texte français

À l'époque des automates, l'expression « tilt » signifiait que plus rien ne fonctionnait. Si l'on penchait excessivement un appareil, comme un billard électrique, ou qu'on le secouait trop violemment, il se mettait en mode inerte et il fallait recommencer la partie. À l'ère de l’ordinateur, ce genre d'inclinaisons ou de basculages constitue désormais le point de départ de processus créatifs. Des manœuvres qui se contrecarrent elles-mêmes et qui, en quelque sorte, retournent vers l'extérieur l'intérieur de la machine.
C'est cette forme d'obliquité et de décalage, qui déclenche des degrés d'intensité croissant, que visualise TILT de Billy Roisz. Au début figurent quatre éléments gris verticaux – des tuyaux, barreaux ou câbles oscillants qui divisent le noir de l'image. Aussitôt se détache de l'élément le plus à gauche une sorte de double, ombre vibrante rouge feu qui bientôt se déplace de barreau en barreau. Ce processus d'écho se poursuit jusqu'à ce que, après une sorte de surmodulation explosive, trois colonnes rouges frémissantes viennent s'installer entre les tuyaux gris. Brillamment mise en œuvre stéréophoniquement, la composition noise livre ses interférences déroutantes, voire perturbantes à ce tableau dont, tout aussi bien, elle pourrait être issue à la façon d'un feedback. Les nuages d'électrons rouges finissent par s'affranchir de toute contrainte, proliférant et recouvrant presque entièrement les éléments de départ, réduits à l'état de miettes microscopiques. À la fin, le gris et le rouge, le scintillement vertical et horizontal paraissent avoir trouvé un nouvel équilibre. Comme une ligne à haute tension qui siffle, en limite de capacité, prête à se pulvériser en millions de particules. N'oublions pas (et le travail de Billy Roisz nous le rappelle avec brio) que « tilt » indique aussi que la capacité maximum est atteinte.
(Christian Höller)

Traduction: Françoise Guiguet

Orig. Titel
TILT
Jahr
2008
Land
Österreich
Länge
8 min 30 sek
Regie
Billy Roisz
Kategorie
Experimental
Orig. Sprache
kein Dialog
Downloads
TILT (Bild)
TILT (Bild)
TILT (Bild)
Credits
Regie
Billy Roisz
Konzept
Billy Roisz
Sound
Xentos "Fray" Bentos, Sarah Washington, Knut Aufermann
Verfügbare Formate
Digital File (prores, h264)
Festivals (Auswahl)
2009
Rotterdam - Int. Filmfestival
Graz - Diagonale, Festival des österreichischen Films
Edinburgh - International Film Festival
Seoul - EXis (Experimental Film- & Videofestival)
Vilnius - Tindirindis International Animated Film Festival